Articles & Conseils

03Déc/18

Le médiateur des entreprises

Faites appel au médiateur des entreprises en cas de litige !

Solution

Le médiateur des entreprises est un dispositif gratuit, rapide et confidentiel pour résoudre un litige entre entreprises (de la TPE au grand groupe) ou entre une entreprise et une entité publique, grâce à l’intervention d’un tiers neutre, un médiateur.

Le médiateur facilite la négociation mais ne propose pas de solutions. Celles-ci doivent venir des parties elles-mêmes. Une fois l’accord trouvé, un protocole d’accord est signé entre les deux parties.

Ses missions s’articulent autours de trois axes :

  • résoudre les conflits commerciaux,
  • acheter responsable,
  • faciliter l’innovation.

Depuis 2010, 10 000 entreprises et acteurs publics ont fait appel au médiateur.

Quand faire appel au médiateur des entreprises ?

  • en cas de retard, d’impayé de la part d’un client,
  • en cas de litige quant à l’exécution d’un contrat,
  • si vous rencontrez un problème avec une commande publique,
  • s’il y a rupture de contrat …

Comment saisir le médiateur des entreprises ?

Il est présent sur l’ensemble du territoire par le biais de son réseau de 60 médiateurs et est accessible à toutes les entreprises.

La saisine est gratuite et s’effectue sur le site internet :
www.mediateur-des-entreprises.fr

Quels sont les bénéfices de la médiation ?

  • Gratuité pour toutes les entreprises,
  • Rapidité : quelques jours à trois mois maximum,
  • Confidentialité : le secret des affaires est préservé,
  • Efficacité : aboutissement dans 75% des cas à un succès.

Avez-vous déjà fait appel à un médiateur ? Si oui pourquoi et quel a été le résultat ?

25Nov/18

Seuil de rentabilité

Définition du seuil de rentabilité (SR)

Le seuil de rentabilité correspond au niveau du CA à réaliser afin d’avoir un résultat nul. Au-delà de ce seuil l’entreprise réalisera des bénéfices, c’est-à-dire que son CA sera supérieur à ses charges.

Rentabilité

Les charges sont de deux sortes :

  • les charges fixes qui correspondent aux dépenses récurrentes, même si vous ne réalisez pas de CA : loyers, salaires, charges sociales, assurance …
  • les charges variables qui dépendent du volume d’activité de l’entreprise : achats de marchandises / de matières premières, frais de transports …

Calcul du seuil de rentabilité

Voici la formule :

Formule seuil de rentabilité

Exemple :
Charges fixes : 15 000 € / an
Charges variables : 20 € / produit
Produits vendus : 1 200 produits vendus / an
Prix de vente par produit : 80 €
Calculer le seuil de rentabilité.

Calculons le taux de marge :
CA : 1 200 x 80 = 96 000 €
Charges variables : 1 200 x 20 = 24 000 €
Donc : (96 000 – 24 000) / 96 000 = 0.75

Calcul du Seuil de Rentabilité :
SR : 15 000 / 0.75 = 20 000 € pour 250 produits vendus
20 000 / 80 (prix de vente par produit) = 250 produits

L’entreprise devra réaliser un CA d’au moins 20 000 € afin de couvrir ses charges fixes, et donc de réaliser un résultat nul.

Calcul du Point Mort (PM)

Sa formule :

Formule du point mort

En reprenant l’exemple ci-dessus nous aurons :

PM : 20 000 / (96 000 / 360) = 75 jours
A partir du 76ème jour l’entreprise commencera à réaliser des bénéfices.

Utilité du calcul du seuil de rentabilité

Le calcul du seuil de rentabilité est important car il permet de déterminer le montant du CA à atteindre au cours d’une période pour arriver au point mort (total des charges = total des produits).

Le chef d’entreprise commencera à générer du profit à partir du montant déterminé dans le calcul du seuil de rentabilité.

En conclusion :

  • dépassement du seuil de rentabilité : l’entreprise réalise un bénéfice
  • seuil de rentabilité pas atteint : l’entreprise réalise une perte
  • si seuil de rentabilité atteint à l’euro près : l’entreprise réalise un résultat nul.
26Sep/18

Secrétariat et comptabilité

Secrétariat et comptabilité, est-ce possible ?

Une secrétaire indépendante peut être sollicitée pour faire du secrétariat et de la comptabilité, principalement pour un artisan ou un indépendant. La frontière est mince étant donné qu’elle est amenée à faire des devis et des factures pour son client. Longtemps je me suis demandé ce qu’elle était habilitée ou non à faire, en me lançant dans l’entrepreneuriat. J’ai cherché des réponses sur le Net et auprès de professionnels.

Quelles sont les limites ?

Stay on trail

Une secrétaire indépendante n’a pas le droit de faire de comptabilité pour ses clients. La comptabilité est une profession réglementée. Dès lors qu’il y a écritures comptables ou déclarations (TVA ou autre), cela relève du domaine de l’expert-comptable.

Or une secrétaire salariée peut faire de la comptabilité. Juridiquement c’est le patron qui est responsable.

J’ai trouvé un article très intéressant sur le blog d’une télésecrétaire “Croquefeuille“, écrit par Thierry Goemans. J’ai rencontré Thierry lors d’une formation à la Chambre des Métiers de Versailles. Son article très explicite a répondu à toutes mes questions. Merci Thierry !

Extrait de l’article de Thierry Goemans

Paru sur le blog “Croquefeuille” d’une télésecrétaire.“Thierry Goemans est directeur administratif et financier indépendant, spécialisé TPE/PME, et formateur en comptabilité et gestion des organisations.

“Tout le monde n’a pas entendu parler de l’Ordonnance de 1945, qui organise le monopole de la comptabilité au bénéfice des experts-comptables. Alors, parfois, nos clients font des demandes tentantes, mais pourtant illicites.

L’expertise comptable est donc une profession réglementée, comme, par exemple, la médecine ou le notariat.

Dès lors, la question est : que puis-je faire pour le compte de mes clients, sans être hors la loi ?

Ni le DAF freelance, que je suis, ni le secrétaire indépendant que vous êtes ne se risquera à réaliser des travaux de tenue comptable, ni de déclarations de taxes ou d’impôts.

Pour être clair :

  • vous ne choisissez pas les imputations comptables,
  • vous ne saisissez pas les pièces comptables dans un logiciel spécialisé,
  • vous faites encore moins les écritures de clôture et les déclarations de votre clientèle.

Alors, qu’est-ce qu’on peut faire, quand on n’est pas expert-comptable ?

C’est simple : rien qui touche à la comptabilité d’autrui”.

Pour lire l’article d’origine